La positivité n’est pas la cible
Un état d’esprit positif devient fragile lorsqu’il nécessite un sentiment positif sur demande. « Voir le bon côté des choses » peut être gentil à un moment donné et silencieux à un autre. La version la plus durable n’est pas une instruction pour effacer la peur, la tristesse ou la colère. C'est une volonté de remarquer l'expérience dans son ensemble tout en cherchant une réponse qui protège ce qui compte.
C'est proche de la distinction dans la recherche d'auto-compassion: affronter un moment difficile avec soin n'est pas la même chose que déclarer le moment bon. Une personne peut reconnaître la douleur sans construire une identité autour de celle-ci, et espérer sans prétendre que les preuves sont meilleures qu’elles ne le sont.
L'acceptation change la deuxième réaction
Ford, Lam, John et Mauss ont combiné des preuves de laboratoire, de journal intime et longitudinales sur l'acceptation des pensées et des émotions sans les juger. Dans l’ensemble de leurs études, l’acceptation habituelle était associée à une meilleure santé psychologique, en partie parce que l’acceptation semblait réduire les réactions négatives supplémentaires que les gens ajoutaient aux expériences difficiles.
L'acceptation n'est pas une approbation et ce n'est pas une passivité. Cela signifie abandonner l’argument selon lequel un sentiment ne doit pas être présent avant de décider quoi faire. Pour une version pratique, commencez par « C'est ici », puis demandez « Quelle réponse rendrait l'heure suivante légèrement plus sûre ou plus réalisable ? » La question appartient à côté, et non en concurrence, avec la recherche sur l'épuisement professionnel et la récupération.
Le stress peut être réévalué sans être romancé
Crum, Salovey et Achor ont étudié l'état d'esprit lié au stress : les gens considéraient-ils le stress comme purement débilitant ou comme une réponse pouvant parfois contenir des informations et de l'énergie utiles. Leurs études ont révélé que l’état d’esprit lié au stress était une variable distincte et qu’un cadre favorisant le stress était associé à différentes réponses physiologiques et comportementales en situation de stress.
Une lecture prudente n’est pas « le stress est une bonne chose ». Un stress chronique ou accablant peut être nocif, et une nouvelle étiquette ne supprime pas la source. La démarche utile consiste à se demander ce que l’activation signale : un besoin de préparation, de limites, de récupération ou de soutien. La réévaluation est un outil permettant de choisir une réponse, et non une obligation morale de subir des pressions.
Transformez l’excitation en information
Dans une expérience menée par Harvard, Jamieson et ses collègues ont déclaré à certains étudiants se préparant au GRE que l'excitation physiologique pouvait être interprétée comme une réponse utile. Par rapport aux témoins, le groupe de réévaluation a montré des changements dans la manière dont l'excitation était comprise et dans les résultats liés à la performance. L'intervention fut brève ; la leçon n’est pas qu’un examen devient facile, mais qu’un cœur qui s’emballe peut être interprété comme une préparation plutôt que comme une preuve automatique de danger.
Essayez la version en quatre lignes avant un moment exigeant : nommez la sensation, nommez la tâche, nommez le support que vous pouvez utiliser et choisissez la première action observable. Si la boucle de pensée se poursuit la nuit,, la preuve plus large sur la réévaluation, et, le guide d'un esprit qui s'emballe,, offrent plus de contexte.
Ce que la positivité réaliste ne promet pas
Ces études ne montrent pas que l’acceptation, la réévaluation du stress ou un langage positif peuvent remplacer la thérapie, les soins médicaux, les conditions de travail sûres ou l’aide pratique. Ils ne rendent pas juste une situation injuste. Ils proposent de petits moyens de réduire la difficulté supplémentaire autour d’une expérience et d’élargir le menu des réponses.
Un état d’esprit positif qui mérite d’être conservé ressemble moins à une affiche qu’à une phrase constante : « C’est difficile, et je peux choisir une prochaine étape honnête. » Utilisez un rappel RiseHush si cela vous aide à vous souvenir de la phrase. Laissez la réalité du jour faire partie de la pratique.
Qu’est-ce que la positivité toxique ?
Il s’agit de la pression exercée pour maintenir une apparence ou un sentiment positif en rejetant la douleur, l’incertitude ou la colère réelle. L’alternative fondée sur la recherche consiste à reconnaître l’expérience et à choisir une réponse utile sans prétendre qu’elle est bonne.
Puis-je avoir un état d’esprit positif tout en me sentant mal ?
Oui. La recherche sur l'acceptation traite les émotions difficiles comme des expériences qui peuvent être remarquées sans ajouter de jugement. Un état d'esprit positif peut décrire la façon dont vous réagissez, et non une exigence de vous sentir joyeux.
Le stress est-il réellement bon pour vous ?
Le stress n’est pas simplement bon ou mauvais. Certaines recherches suggèrent que la signification attribuée au stress peut façonner les réponses, mais le stress chronique ou accablant mérite toujours un soutien pratique, un rétablissement et des soins professionnels en cas de besoin.
- Ford, B. Q., Lam, P., John, O. P., & Mauss, I. B. (2018). The psychological health benefits of accepting negative emotions and thoughts: Laboratory, diary, and longitudinal evidence. Journal of Personality and Social Psychology, 115(6), 1075–1092. https://doi.org/10.1037/pspp0000157
- Crum, A. J., Salovey, P., & Achor, S. (2013). Rethinking stress: The role of mindsets in determining the stress response. Journal of Personality and Social Psychology, 104(4), 716–733. https://doi.org/10.1037/a0031201
- Jamieson, J. P., Mendes, W. B., Blackstock, E., & Schmader, T. (2010). Turning the knots in your stomach into bows: Reappraising arousal improves performance on the GRE. Journal of Experimental Social Psychology, 46(1), 208–212. https://doi.org/10.1016/j.jesp.2009.08.015
